Dans le monde des esprits il y a autant de créature adorable par leur fonction bénéfique, joyeuse, apportant la joie et les rires mais il existe également de nombreuses créatures maléfiques qui apportent avec elles la peur et l'angoisse. Voici donc quelques esprits de Yule et de Nöel. 

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Le Père Fouettard : Ce personnage est associé avec Saint Nicolas mais connu de tous car avec le temps il s'est généralisé pour les enfants qui n'étaient pas sage.

Vêtu d’un long manteau noir et de lourdes bottes, il sévissait autrefois dans l’est de la France. Ses cheveux hirsutes étaient le plus souvent dissimulés sous une capuche et portait une longue barbe. Il accompagnait Saint Nicolas lors de sa tournée afin de corriger les enfants désobéissants de son martinet. L’association du Père Fouettard à Saint Nicolas remonterait au IVe siècle.

Selon la légende, un soir, un boucher ouvrit sa porte à trois enfants égarés, leur proposant de les héberger pour la nuit. Mais, à peine furent-ils entrés dans la maison que le boucher les égorgea, les coupa en morceaux et les mit au saloir comme des pourceaux. Sept années plus tard, Saint Nicolas vint à passer par là, et s’arrêtant chez le boucher lui demanda asile pour la nuit. L’homme lui proposa à souper, mais Saint Nicolas refusa obstinément chacun de ses mets, insistant par contre pour avoir de ce petit salé qu’il avait mis au saloir sept ans plus tôt. En entendant ses mots, le boucher prit ses jambes à son cou. Saint Nicolas ressuscita alors les trois petits malheureux qui eurent l’impression de se réveiller d’un songe. Pour le punir de ses vilénies, Saint Nicolas condamna le boucher à le suivre lors de sa distribution de cadeaux, lui confiant le rôle ingrat du Père Fouettard.

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 En Alsace le père fouettard portait le nom de :

Hans Trapp : Dans cette région, la distribution des cadeaux étaient assurée par une jeune fille qui représentait la bonté du Christ. Elle avait été instaurée par la Réforme Protestante au 16ème siècle, en remplacement de Saint Nicolas, dont la célébration était jugée trop païenne. Vétue de blanc, elle portait une couronne dorée ornée de quatre bougies sur la tête et elle était accompagnée du Hans Trapp, une sorte démon armé d’une verge à rameau qui menaçait les enfants désobéissants de les emporter dans son sac.

Le personnage d’Hans Trapp aurait été inspiré par Jean de Dratt (Hans Von Trotha), un homme riche et puissant qui terrorisait la région de Wissembourg, rançonnant sans état d’âme paysans et voyageurs. Les habitants le soupçonnaient même d’avoir conclu un pacte avec le diable.

Selon la légende, après avoir pillé les richesses de l’abbaye de Wissembourg, il avait été excommunié et ne sachant où aller, il s’était réfugié dans une petite caverne au sommet du mont Geisberg. Rejeté de tous, une sombre rancœur avait alors obscurci son âme encore davantage au point de se jeter à corps perdu dans de sombres rituels. Puis, un jour, apercevant un jeune berger d’une dizaine d’années, il l’avait tué sans remord, se régalant par avance de sa chair tendre. Le monstre avait ramené son corps chez lui, l’avait coupé en morceaux et s’apprêtait à le faire rôtir quand brusquement une voix divine se fit entendre et le foudroya d’un coup d’éclair. Si aujourd’hui, la menace de Hans Trapp ne fait plus frémir les enfants, la maléfique créature errerait toujours dans les campagnes alsaciennes, cherchant quelque garnement à dévorer.

 

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Krampus : Kramppus est un personnage folklorique qui se manifestait chaque année durant la période de Noël. Sa légende, dont les racines plongent dans le folklore germanique, ses répandue au-delà des frontières allemandes. Krampus était célébrait le soir du 5 décembre lors de la Krampusnacht.

Alors que Saint Nicolas récompensait les enfants sages, Krampus fouettait les plus désobéissants avec de longues chaines rouillées puis il les capturait dans son grand sac et les emportait jusqu'à son repaire souterrain. Ce qu'il en faisait par la suite nul ne le sait, mais la maléfique créature était capable du pire.

Krampus apparaissait sous la forme d'une créature poilue, de couleur brune voire noire avec des sabots fendus et sur sa tête se dressaient deux cornes de chèvre. Certains pense que Krampus pourrait être un descendant du diable de par son apparence et ses actes immondes.

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Gryla : C’est une géante qui était supposée habiter une caverne isolée des montagnes islandaises.

Selon la légende, l’ogresse connaissait les noms de tous les enfants désobéissants, et chaque année, à cette période, elle descendait  les chercher pour les dévorer. Ils constituaient l’ingrédient principal de son plat préféré, le ragout d’enfants turbulents, dont elle avait un appétit insatiable.

Les premières mentions à Gryla ont été retrouvées dans des écrits du 13ème siècle, où elle était présentée comme une créature pourvue de 15 queues, mais sur chacune d’entre elles reposaient 100 sacs, contenant chacun 20 enfants. Gryla ne fut directement reliée à Noël qu’au 17ème siècle, où elle devint la mère des 13 Lads Yuletide. La monstrueuse créature était si terrifiante qu’en 1746, un décret public fut publié, interdisant d’utiliser Gryla et les Lads Yuletide pour effrayer les enfants.

D’après la légende, Gryla aurait été mariée trois fois, avec Gustu, Boli et Leppaludi. Ce dernier vivrait toujours avec elle dans une caverne perdue au milieu de champs de lave, en compagnie de Yule, son immonde chat noir, et de leurs fils. Elle en aurait eu 72 en tout. Même si la plupart de ses fils ont une image de voleurs moins sanguinaire que leur mère, 13 d’entre eux sont devenus gentils. Depuis le siècle dernier, ces 13 Lads troquèrent leurs tenues de laine pour un nouvel habit rouge et blanc et commencèrent à déposer des cadeaux dans les chaussures des enfants les plus sages, comme pour racheter la faute de leur mère, et laissant aux désobéissants, de vieilles pommes de terre. Les 13 Lads, ayant chacun une personnalité différente, passaient chacun à leur tour et la distribution de présents s’étalait sur les 13 jours précédant la nouvelle année.

 

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Le chat de Yule ou Jolakotturinn : Sa légende nous vient d'islandaise. Jolakotturinn ou Jolakotur est un énorme chat vicieux qui se cachait dans les campagnes enneigées durant la période de Noël et dévorait les malheureux qui n’avaient pas reçu de nouveaux vêtements avant le 25 décembre.

La menace de devenir une victime de ce chat était autrefois utilisée par les agriculteurs qui incitaient leurs ouvriers à terminer le traitement de la laine d’automne avant la période de Noël. Ceux qui finissaient leur ouvrage à temps étaient récompensés par des habits neufs, mais les plus nonchalants ne recevaient rien, devenant ainsi les proies potentielles du monstre.

De nos jours encore, ce monstrueux félin se dissimulerait dans une caverne avec sa maîtresse, rôdant dans la campagne islandaise à la période des fêtes et si plus personne ne craint vraiment ce chat noir, il est toujours de coutume d’arborer de nouveaux vêtements pour Noël.

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https://injectable.deviantart.com/art/Mask-of-Perchta-512442292

 

Perchta : Dans le folklore bavarois et autrichien, Perchta était connu e pour errer dans la campagne au milieu de l'hiver et pénétrer dans les maisons durant les douze jours de Yule. Son nom signifie "Lumière scintillante". Selon certains, Perchta était d'une rare beauté et sa blancheur lui valu son nom, mais d'autre au contraire, la présentait comme une vieille femme ingrate et hagarde.

Durant ses visites dans les foyers, elle était en mesure de savoir si les enfants et les jeunes domestiques de la maison s'étaient bien comportés et avaient travaillé dur tout au long de l'année. Ainsi, elle laissait aux plus vertueux une petite pièce d'argent dans leurs chaussures mais aux plus indisciplinés, elle leur ouvrait le ventre d'une fente pour en retirer leur estomac et leur tripes qu'elle bourrait ensuite de paille et de cailloux. Elle semblait particulièrement s'intéresser aux jeunes filles, vérifiant qu'elles avaient bien filé le lin ou la laine qui leur était allouée au courant de l'année.

Au XVIe siècle, le mot Perchta devint Perchten qui correspond aux masques d'animaux qui étaient portés dans les défilés et festivals des régions montagneuses d'Autriche. Les masques étaient beaux, lumineux et étaient portés durant les 12 nuits de Yule pour apporter la chance, la richesse aux peuples mais ils existaient aussi des masques hideux afin d'éloigner et de chasser les mauvais esprits et les démons des maisons.

Aujourd'hui, certaine région autrichienne exhibes ces masques lors de certaines fêtes traditionnelle. Il est dit que la légende de la Déesse Perchta aurait donné naissance à de nombreux personnages mythique telles que Babouchka en Russie ou la Befana en Italie.

 

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 Mari Lwyd : Ce n'est pas une créature à proprement parlé puisqu'il s'agit en fait d'une représentation chevaline qui était menée de maison en maison durant la période de Noël. C'est une coutume qui était autrefois très répandu dans le Sud du Pays de Galles mais de nos jours elle a pratiquement disparut. Il est dit que ce rituel serait inspiré d'un ancien rite en l'honneur à la Déesse Rhiannon. La créature serait constituée d'un crâne de cheval fixé à l'extrémité d'une perche de bois et portait un grand voile blanc qui partait de l'arrière du crâne pouvant ainsi dissimuler le porteur. La mâchoire du crâne était amovible pour lui permettre de s'ouvrir et se fermer sur les inconscients qui passaient à sa portée. Le crâne était décoré de divers manières. 

La cérémonie débutait au crépuscule, la Mari Lwyd était menée par un homme fort bien habillé qui la dirigeait à l'aide d'un bâton ou d'un fouet ainsi qu'avec des rênes ornés de clochettes.

Avec une escorte de quatre ou cinq homme, Mari Lwyd et son meneur allaient de maison en maison chantant des chants traditionnels, puis à travers la porte de la maison, un concours de rimes s'engageait entre le groupe et les personnes vivant dans la maison. Cela durait jusqu'à ce que l'un des deux groupes abandonne.

Si le groupe de Mari Lwyd perdait, ce qui était rarement le cas, le cortège partait sans insister mais s'il gagnait, la créature ainsi que ses accompagnateurs rentraient dans la maison, ce qui portait chance à ses occupants. Une fois à l'intérieur, Mari Lwyd se déchaînée en hennissant, claquant des machoirs et créait des ravages ce qui effrayé les enfants. Les participants étaient alors récompensés par des gâteaux ainsi que de la bière et parfois avec un peu d'argent. La visite se terminait ainsi avec un chant traditionnel.