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La déesse Brigid

Déesse celtique d'Irlande, Brigit est connue sous des noms variés, Brigit étant la forme la plus ancienne. Les variations du nom sont : Brighid, Bride (écossais), Brid, Bridget, Brigantia (anglais), Brigan, Brigindo (gaulois) et Brigandu.
Son nom signifie « brillance » ou « flèche flamboyante ».

Les triples aspects de Brigit sont l’Inspiration, l’Art de la Forge, et la Guérison. En tant que Déesse de l’Inspiration, elle bénit la poésie, la créativité, la prophétie et les arts. Elle a même été estimée comme déité patronne du langage, ayant inspiré l’alphabet. En tant que Déesse de la Forge, elle bénit les forgerons, les joailliers, et autres artisans du monde domestique. En tant que Déesse de la Guérison, elle bénit les guérisons physiques et spirituelles, la fertilité des champs, la fécondité du bétail et l’Art des sage-femmes.

Brigit a un tempérament de feu et protège sans relâche ceux qui l’invoquent. Elle est la contrepartie féminine de l’énergie guerrière de l’archange Michael. Un temple est érigé en son honneur à Kildare en Irlande.

Imbolc, la fête du printemps celtique, honore Brigit. Les Druides appellent ce jour sacré Oimelc, ce qui signifie « lait de brebis ». Se tenant le 1er ou 2 février, il célèbre la naissance et le renouvellement des moutons et des chèvres. Après la christianisation, la version de la Chandeleur implique aussi des rituels et des célébrations plus élaborés.

Ses symboles sont : le trèfle à trois feuilles et les trois phases de la lune. Déesse triple par ces symboles et ses trois fonctions

Parmi les histoires concernant la déesse, on dit que des fleurs poussent là où elle passe et que son manteau lui donna l’Irlande. Brigit se rendit auprès du roi d’Irlande pour lui demander un morceau de terre, où broutait un troupeau afin de bâtir un couvent. Le roi refusa et Brigit le convainquit de lui donner le morceau de terre que son manteau parviendrait à recouvrir. Le roi accepta, Brigit laissa tomber son manteau sur le sol et celui-ci grandit au point de recouvrir tout le pays.

Sa proximité avec la nature en fait une maîtresse des animaux, mais aussi des montagnes, des eaux et des forêts. Il est à noter qu'elle possède « deux boeufs royaux », nommés Fe et Men, ainsi qu'un sanglier Torc Triath, et un mouton Cirb. Elle est particulièrement présente autour des sources et des puits.

 

On raconte que, lors de sa naissance, au lever du soleil, un colonne de feu s'est elevée au dessus de sa tête de tell sorte qu'on aurait pu croire que sa maison natale était la proie des flammes. Ce rapport avec le feu se trouve aussi concrétisé par d'autres pratiques. Chaque soir la maitresse du logis en recouvrant le foyer de cendres demandait la protection de Brigid. Elle veille aussi bien sur le feu sacré de la tribu que sur celui du foyer domestique.

 

Avec Bres le Fomore, elle engendre un fils, Ruadan, qui meurt prématurément. Sous le nom de Brigh, elle inaugure les rites funéraires à l'occasion de la mort de son fils et invente un appeau nocturne magique.
Avec Turenn elle met au monde la « triade divine » des trois frères Brian-Iucharba-Iuchar/Uar.

 

 

 

Son culte fut particulièrement répandu en Irlande et dans le nord de la Bretagne insulaire. Un chroniqueur médiéval du Pays de Galles, a écrit qu'à son époque un feu a été maintenu allumé en permanence dans son sanctuaire de Kildare, en Irlande. Son culte a perduré bien après la christianisation de l'Irlande.
Elle fut assimilée à Sainte Brigitte patronne de l'Irlande qui naquit vers 453 mais aussi à Sainte Bride, sage-femme de la Vierge Marie. On prétendait d'ailleurs qu'elle pouvait nourrir les animaux sans diminuer pour autant la nourriture des hommes.

 

La tradition de fabriquer des croix de Brigid la veille de Imbolc (le 1er février) , période de lactation des brebis s'est perpétuée. Ces croix sont faites de feuilles d'herbe ou de paille. L'apparence de la croix pouvait changer selon la tradition culturelle locale, mais la symbolique demeurait la même: la croix qui était suspendue dans la maison, devenait un talisman de protection contre les mauvais esprits et le feu. Ce jour-là, on pouvait lui sacrifier un poulet, de préférence « enterré au confluent de trois cours d'eau ».

 

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